Les Services de Santé sexuelle et reproductive contraceptive SSR PF ou planification familiale.

  La planification familiale est une offre de service contraceptif dans le paquet intégré de service essentiel de l’IPPF (Fédération internationale pour la Planification Familiale). Elle fait partie de pilier de la diminution de la mortalité maternelle et infantile ainsi du dividende démographique. Chaque bénéficiaire peut faire de choix informé sur les différentes méthodes réversibles ou non et de courte durée ou longue durée.

Elle permet à toutes personnes d’exercer leur droit, de choisir quand et à quelle fréquence elles auront des enfants. Ainsi chaque personne, chaque couple et les individus sans discrimination façonnent leur vie et avaient la possibilité de planifier leur avenir.

Chaque prestataire donne des conseils spécifiques à chaque bénéficiaire en fonction de ses besoins, de ses valeurs et de ses priorités personnelles, en le fournissant des informations complètes, justes et en encourageant les échanges positives entre les deux parties afin de mieux cerner ses besoins, de prendre des décisions judicieuses à propos de leur santé sexuelle et reproductive, de déterminer et d’utiliser avec succès la méthode contraceptive qui leur convient.

Les différentes méthodes contraceptives sont :

– De longue durée et réversible : l’implant et la contraception intra-utérine ;

– De courte durée et réversible : la contraception orale combinée, la contraception orale progestative pure, la contraception injectable progestative pure ;

– Barrières : préservatifs masculins et féminins ;

– Comportementales : allaitement maternel exclusif, basées sur la connaissance de la fécondité, retrait (coït interrompu) ;

– Permanentes : contraception chirurgicale volontaire féminine et masculine (vasectomie) ;

– D’urgence : pilule contraceptive d’urgence, dispositif intra-utérin.

Les Services de Santé Sexuelle et Reproductive non contraceptive SSR non PF sont composés de conseil en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, des soins d’avortement (pour la Fianakaviana Sambatra (FISA) : soins de complications post-abortum), de la santé maternelle et néonatale, des services de prévention et d’intervention en cas de violences sexuelles et basées sur le genre, de dépistage et le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH, de dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus, des analyses en laboratoire et des soins gynécologiques d’ordre général pour tous les groupes de population.

Soins de complications post-abortum :

La loi SR-PF 2017-043. Article 28. Réitère que toute personne physique qui aura pratiqué l’interruption de la grossesse pour motif médical au mépris des conditions prévues par la loi sera punie par les peines prévues par prévues par le Code pénal article 317.

Alors les services relatifs à l’avortement se cantonnent uniquement

1.    A la prise en charge de complication post-abortum,

2.    A la référence en cas de complication dépassant le plateau technique du centre,

3.    Au counseling post-avortement pour encourager la patiente d’utiliser des méthodes contraceptives, dans les 8 jours après l’avortement, en vue de la prévention de la grossesse non désirée.

Infection sexuellement transmissible

D’après l’Enquête Démographique et de Santé 2021 à Madagascar (EDS 2021), à Madagascar, les femmes commencent tôt leur vie sexuelle. En effet, l’âge médian aux premiers rapports sexuels pour les femmes de 25–49 ans est de 17,1 ans, et pour les hommes, 17,7 ans, un peu tardif par rapport à celui des femmes. L’âge médian aux premiers rapports sexuels est plus précoce en milieu rural qu’en milieu urbain (16,8 ans contre 18,0 ans chez les femmes de 25–49 ans et 17,7 ans contre 18,3 ans chez les hommes de 25–59 ans).

De plus, le multi partenariat est nettement plus fréquent chez les hommes que chez les femmes : en effet, près d’un homme sur quatre (24 % contre 3 % parmi les femmes) ont déclaré avoir eu deux partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois avant l’enquête et 38 % (contre 19 % parmi les femmes) ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire non habituel, c’est-à-dire une personne qui n’était ni leur épouse, ni la partenaire avec qui ils vivaient. Par contre, les résultats mettent en évidence une faible utilisation du condom parmi les hommes : 4 % parmi ceux ayant déclaré avoir eu au moins deux partenaires sexuels dans les 12 derniers mois et 9 % parmi ceux ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels avec un partenaire non habituel.

Ces déterminants montrent les risques élevés d’infection sexuellement transmissible pour les personnes sexuellement actives à Madagascar.

L’infection sexuellement transmissible, en effet peut exister et être transmissible avant l’apparition des signes de la maladie. Elle a un impact sur la santé sexuelle et reproductive de la personne du fait de la stigmatisation, de l’infertilité, des cancers et des complications de grossesse. C’est la porte d’entrée à l’infection au VIH.

La prévention prend une place importante par l’utilisation des préservatifs à tous rapports sexuels dont on ne peut être sûre que les deux partenaires sont exemptes de toutes infections sexuellement transmissibles, puis la prise en charge de cas, le suivi et le changement de comportement pour la réduction de risque de ré-infestation ou la dissémination de l’infection.

VIH

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est une infection qui attaque le système immunitaire de l’organisme. Le stade le plus avancé de l’infection à VIH est le syndrome d’immunodéficience acquise (Sida).

L’infection au VIH fait partie de l’infection sexuellement transmissible. Sa transmission se fait principalement par le contact sexuel, y compris les rapports sexuels vaginaux, anaux et oraux, sans protection par les préservatifs avec la personne infectée par le virus. Le VIH se transmet par les liquides corporels d’une personne infectée, y compris le sang, le lait maternel, le sperme et les sécrétions vaginales. On ne peut être infecté par les contacts tels qu’un baiser, une étreinte ou le partage de nourriture. Il peut aussi se transmettre de la mère à l’enfant.

Le test de dépistage du VIH est rapide et indolore. Tout ce qu’il faut, c’est une petite goutte de sang prélevée au niveau du doigt ou du bras ou un peu de salive. Normalement, vous connaîtrez le résultat au bout d’une vingtaine de minutes.

Le VIH peut être traité et évité par le traitement antirétroviral (TAR). Non traité, il peut évoluer vers le sida, souvent après de nombreuses années selon l’immunité de la personne.

 

Urologie

L’urologie traite les problèmes de santé des systèmes urinaires masculin et féminin, ainsi que de l’appareil reproducteur masculin mais aussi les complications des IST au niveau de l’appareil urinaire. Les pathologies urologiques sont les différentes néoformations bénignes et malignes de l’appareil urinaire (prostate, vessie, rein, testicule), le trouble de fonctionnement comme incontinence, les infections urinaires et les lithiases urinaires.

Gynécologie

La gynécologie s’occupe des pathologies des organes génitaux de la femme comme des maladies de l’utérus, du vagin, des ovaires, des seins et les troubles hormonales chez les femmes.

Obstétrique

L’obstétrique s’occupe la santé et le bien-être de la femme pendant la grossesse et l’accouchement. Son intervention se trouve pendant la grossesse pour suivre la santé et le développement harmonieux du fœtus, intervient en cas de besoin et après l’accouchement pendant la période postnatale pour la prise en charge des éventuelles complications tant maternelles que néonatales.

 

La santé maternelle et infantile fait référence à la santé maternelle et la santé pour des enfants moins de 05 ans.

 VBG

Les Violences basées sur le genre (VBG) est un terme générique qui désigne tout acte préjudiciable perpétré contre la volonté d’une personne et basé sur des différences (de genre) socialement prescrites entre hommes et femmes. On entend par là les actes qui infligent des préjudices ou des souffrances d’ordre physique, psychologique ou sexuel, la menace de tels actes, de la contrainte ou d’autres privations de liberté avec lesquels on a constaté des rapports de force inégaux.

 

Services non santé sexuelle et reproductive :

Médecine générale

La médecine générale prenant en charge les problèmes de santé et le bien-être de tous les membres de la famille. Ces problèmes de santé incluent les pathologies non classées dans la santé sexuelle et reproductive.

Analyse médicale

Ces sont les analyses médicales prescrites dans le cadre de la prise en charge de patient (e) pour tout problème non lié à la santé sexuelle et reproductive.

Education complète à la sexualité

L’UNESCO a défini l’Education Complète à la Sexualité (ECS) comme étant un processus d’enseignement et d’apprentissage fondé sur un programme portant sur les aspects cognitifs, affectifs, physiques et sociaux de la sexualité”.

 L’ECS est primordiale pour préparer les jeunes à une vie meilleure, sûre, productive et épanouissante dans un monde où le VIH et le Sida, les IST, les grossesses précoces, les grossesses non désirées, la violence basée sur le genre et les inégalités entre femme et homme continuent de présenter des risques graves pour leur bien-être.

Elle utilise une approche positive à la sexualité, basée sur le genre, adaptée à l’âge et sensible à la culture, commence tôt, avec les enfants avant qu’ils soient sexuellement actifs et ait des liens avec les services de santé adaptés aux besoins des adolescent(e) et jeunes.

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des femmes malagasy et leur famille.